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CASIO PRO TREK WSD F-20 – CAP A L’OUTDOOR !

CASIO PRO TREK WSD F-20 – CAP A L’OUTDOOR !

Un peu plus d’un an après la sortie de sa montre connectée FS-10, Casio continue sa lancée dans le marché de la montre connectée Casio Pro Trek WSD F-20. Fort de son expérience avec la légendaire G-Shock, ou encore la Tough Solar, le fabricant nippon continue logiquement vers le domaine de l’outdoor en élargissant sa gamme Pro Trek.

Casio Pro Trek WSD F-20, sortie début juin 2017 en France (photo – Casio France)

1er coup d’oeil, elle claque ! Sans aucun doute grâce à son écran tactile LCD de haute qualité et très lumineux, ses couleurs flashy ou sa sobriété classe suivant le coloris que l’on choisit, et ses multiples écrans d’accueil.

Casio Pro Trek WSD F-20, modèles noir et orange (Photos – Casio France)

Une fois déballé le produit, l’on découvre vite ses compétences « tendances » et modernes. Casio a eu la bonne idée de coupler sa montre à une application de cartographie basée sur le service Mapbox, permise grâce à l’application Android Wear 2.0 de votre smartphone.

Intéressons-nous maintenant rapidement à ses caractéristiques….

– Une montre multiactivités

D’un poids de seulement 92g, la PRO TREK F-20 est proposée par Casio comme étant la montre idéale pour vous accompagner dans vos activités multisports de tous types : randonnée, kayak, cyclisme, pêche… A cela, et grâce à l’application Moment Setter +, vous pouvez y rajouter des activités de fitness, course à pied etc. Concernant tout autre type d’utilisation, notamment aquatique, la montre répond à une norme américaine assurant un niveau de résistance élevé aux chocs, vibrations, ainsi qu’à la température et à l’immersion.

La « baroudeuse », résistante à tous les chocs (photo – TS)

– Un panel élargi de capteurs

Afin de répondre à toutes les attentes qui tournent autour d’elle, Casio a doté sa montre d’une large palette de capteurs très utiles et bien pensés. J’y reviendrai mais, couplés à une ergonomie bien aidée par l’écran tactile, ces fonctions sont à mon sens le gros succès de la montre.

On retrouve donc comme capteurs : un GPS, un gyroscope, un accéléromètre, un podomètre, une boussole, un altimètre et un capteur de luminosité. A cela vous pouvez rajouter également les éphémérides et calendriers de marées bien utiles notamment pour les activités nautiques.

Graphique de marée (photo – Casio)

– L’hyper connectivité comme moteur –

Soyez « hype », soyez « connect’ », soyez hyper connecté avec cette montre ! C’est simple, tout ce qui peut se faire à l’heure actuelle ou presque, elle peut le faire !

Voici, en autres et de manière non exhaustive, ses capacités :

  • téléchargement de cartes (via le service Mapbox) ;

  • compatible avec Android et iOS ;

  • synchronisation et téléchargement sans fil : bluetooth et wifi ;

  • intégration avec les réseaux sociaux ;

  • lecture des MP3 ;

  • lecture des mails et sms ;

  • interaction indirecte des appels sur le smartphone : mise en silencieux ou rejet ;

  • commande vocale.

Casio Pro Trek WSD-F20 (données constructeur)

– LE TEST –

Quand cette montre est arrivée chez Trail Session et que j’en ai hérité du test, je me suis dit, tout heureux, «Chouette, enfin une montre pour barouder pendant les vacances! ». Grand amateur de montres _ je les considère comme la seule « vraie » déclinaison du bijou au masculin_ j’étais excité à l’idée de tester une belle montre qui, sur le papier, me promettait de m’accompagner partout dans mes sorties multiples, en trail ou à vélo, en montagne comme en mer, hors, sur, ou dans l’eau.

J’ai commencé par me renseigner brièvement sur cette montre que je ne connaissais pas. Casio, dans le multisport, ça faisait résonner en moi « G-Shock » et ses pubs à tout casser et c’est à peu près tout. J’ai donc trouvé tout un tas d’infos, mais sur des sites de montres connectées uniquement, pas sur des sites d’outdoor. Première alerte. Ensuite, tous les avis que j’ai pu lire sur cette montre tout juste sortie étaient dithyrambiques. Pour quelqu’un de relativement critique comme moi, deuxième alerte.

Autant le dire tout de suite, si j’adore les montres et en ai toujours une à mon poignet, je ne suis pas un grand adepte des outils hyper-connectés à la mode, que l’on doit synchroniser tout le temps et qui changent tous les ans. Pour moi, le temps, il vaut mieux le consacrer à sa famille bien sûr, au sport, à la contemplation des paysages, ou encore au sport, plutôt que l’oeil rivé devant un écran, où que l’on soit. Sans que je sois rétrograde, le coureur-lecteur plus « old school » se reconnaîtra davantage en moi que le coureur-lecteur « branché-connecté ». Toutefois, l’objectivité fait rigueur chez Trail Session alors soyez rassurés, le test est autant que possible complet et argumenté. Et, si j’écris ici, c’est aussi que j’ai ma part de modernisme ! 😉

Passons donc à la mise à l’épreuve à proprement parler.

Premièrement, le déballage du colis et la prise en commun. La boîte est sobre, d’un vert nature kaki, rappelant son orientation outdoor. La notion « smart » inscrite sur la boîte est là pour rappeler que la montre n’est pas là pour rigoler, mais pour vous assister.

#Validation de la première impression positive : check.

Passons ensuite au chargement de la batterie, qui se fait par une prise mâle venant s’accoupler par aimantation sur la montre. Premier écueil lorsque je déballe la montre, impossible de faire quoi que ce soit avec elle. Je m’acharne d’abord sur tout les boutons, appuis courts, appuis prolongés, appuis répétés. Rien ne se passe. Je pense comprendre que ça vient de l’écran tactile et y fais de même. Rien ! « M…e » me dis-je, Casio ne va pas être content, j’ai à peine déballé la montre qu’elle ne marche pas. °-°.

Je télécharge donc la notice (non livrée avec la montre) et finis par comprendre qu’en deçà d’un certain seuil d’autonomie, la montre se met en veille. Dans un premier temps, c’est d’abord une veille ré-activable pour les fonctions de base (lecture de l’heure, capteurs), puis une veille non activable où seule l’heure s’affiche, en écran monochrome, peu importe le bouton sur lequel vous appuyez. (C’était ma situation….)

Je mets donc la montre à charger et reviens quelques heures après. Deuxième écueil : la montre avait du légèrement bouger et la prise s’était détachée… Ca m’arrivera plus d’une fois, à mon grand dam.

#Validation de l’état de veille et du chargement de la batterie : pas check.

Connectique de chargement laissant à désirer : le câble se détache facilement.

Le produit est maintenant déballé et la montre inspectée et comparée à mon seul référentiel équivalent, ma fidèle Garmin Fénix 2. Moi qui commençais à trouver cette dernière vraiment grosse et encombrante, je vais presque finir par la trouver petite comparée à la Pro Trek.

#Validation de l’encombrement au poignet : pas check.

Une belle montre qui « a tout d’une  grosse »

Avoir une telle montre, c’est un peu comme acquérir un nouveau smartphone : on fait d’abord « joujou » avec elle pour découvrir toutes ses fonctionnalités ! Là, je dois avouer que, n’étant pas un grand adepte de l’hyperconnexion et du jonglage d’applis sur mon portable, j’ai dû me pencher un petit moment sur la notice. J’y ai donc découvert que pour bien profiter de toutes sa fonctionnalité, il est vivement souhaitable de coupler la montre à votre smartphone en la couplant aux applications Android Wear, pour la communication entre les deux outils, et à Moment Setter +, pour l’utilisation correcte des activités (aide à la gestion des applis avec, notamment, l’établissement de référentiels).

Ca me change de la simple interface Garmin Express ça…

Casio Moment Setter +, ça ressemble à ça, un outil d’aide à la gestion des données des capteurs. Pour un sportif confirmé, ça n’est pas réellement utile de savoir qu’il faut boire tous les 500 kcal consommés…

Toutefois, un gros point positif que j’ai beaucoup aimé lors de cette prise en main, est la possibilité d’avoir accès à différents écrans d’accueil, rappelant chacun une montre phare de Casio : G-Shock, Tough Solar, MD710 et j’en passe.

Voici quelques photos l’illustrant.

La bête est maintenant configurée. Mettons-la au poignet. Elle s’enfile comme un gant grâce à un bracelet en plastique préformé. Je la trouve vraiment belle et on sent à peine son poids. L’envie d’aller voir ce qu’elle a dans le ventre arrive !

#Validation du poids et de l’ergonomie : check.

Afin d’être le plus exhaustif possible dans le test, je vais établir mes différents avis en fonctions des activités : running, randonnée, kayak, nautisme/pêche, cyclisme.

Running : – c’est dommage, pas de cardio … –

L’activité running n’est pas incluse comme activité de base dans la montre, il faut aller la chercher via la fonction « Activités » de la montre. Comme courir est notre activité principale à presque tous, j’ai pensé qu’il était primordial d’en parler. Pour être franc, ça n’est pas une montre de course. Les lacunes sont nombreuses. Pas de raccourci intuitif pour arriver à ce mode, pas de cardio. Seuls les fonctions GPS et accéléromètre (qui établit une allure moyenne ou instantanée), permettent de rattraper la donne.

Randonnée : partez hors des sentiers avec Mapbox

A mon goût, la Pro Trek s’affiche avant tout comme une montre de rando, de baroudeurs. Elle en a le style, la carrure, et sa fonction GPS inscrite en gros sur la monture est là pour le confirmer. Après avoir pas mal galéré à télécharger les cartes via Mapbox et la fonction « location memory », j’ai pu voir ce qu’elle avait dans le ventre. Cette fonction de cartographie est tout simplement top ! Même si beaucoup d’améliorations peuvent encore apportées, le potentiel est là. Quelques bémols toutefois. On regrettera l’absence d’une fonction « trackback » (si elle existe, je n’ai pas su la trouver) et l’on remarquera la reluctance du GPS à afficher une altitude correcte. A 1 500m sur un plateau dégagé, ça passe, à 3 000m sur un pic, sans visibilité, le risque n’est pas le même…. Pour une montre dont la principale qualité est l’usage en rando, ça passe moyen.

Location memory

Face aux repères géodésiques de l’ONF, pas moyen de tricher. A ce jeu-là, c’est Garmin qui l’emporte.

Cyclisme : pas pratique

J’ai également beaucoup roulé avec cette montre. Sur route comme un peu en VTT. Comme elle n’est pas fournie avec un adaptateur pour la fixer au guidon, je l’ai volontairement portée au poignet. Si les relevés de distance, de vitesse et GPS se sont révélés fiables (cf photo), j’ai pu regretter la dangerosité d’utiliser cette montre en pédalant. L’option « mouvement du poignet », qui permet d’activité l’écran de données marche une fois sur trois (en exagérant vraiment le mouvement). Quant à la possibilité d’accéder à l’écran de données via l’écran tactile en lâchant le guidon de la main droite pour aller toucher la main gauche relève pour moi du numéro d’équilibriste. Si on lève les bras en roulant pépère, ça passe, mais en pleine descente ou à fond sur le plat, ni pensez pas. La solution reste de garder l’écran tout le temps actif, mais là, sur une sortie longue, c’est l’autonomie qui en prend un coup sévère. A mon sens, l’option « cyclisme » convient davantage à un usage cyclotouriste. Pas en cyclisme sur route. Encore moins en VTT.

1.1km d’écart sur 103km. Moins de 1% d’écart, ça passe…

Kayak

Je pratique seulement le kayak de mer avec des sorties variant de quelques heures à la journée entière, dans mes chères criques bretonnes. Mon principal usage de cette fonction aura donc été de vérifier la bonne fiabilité du GPS et de la pression barométrique. Sur cet usage succinct, je n’ai rien à dire. (En plus ici, pour le coup, le poignet tourne tout le temps, donc aucun problème de lecture des données !).

Pêche

Dans l’activité pêche, j’inclurai ma pratique de la chasse sous-marine, pour laquelle utiliser les options d’horaires de marée est bien utile. La montre étant censée est parfaitement étanche (jusqu’à 50m / 5apm), je me suis amusé à la tester en apnée jusqu’à une profondeur de 10-12m. Aucun souci à relever hormis de temps à autre, lors d’immersion, la montre qui « beugue »

Bug de la montre après une immersion

Tableau récapitulatif des tops et …. des flops

CONCLUSION

Vous l’aurez compris, cette montre claque, elle tape à l’oeil mais….. mais y’a des « mais », justement. Pour moi cette montre n’a pas été suffisamment exploitée, ou trop rapidement conçue, suivant la façon de voir, technique ou marketing. Je ne dirai pas que ça n’est pas une bonne montre, loin de là ! Peu de fabricants peuvent se targuer d’avoir conçu une montre costaude, belle et ultra connectée. Mais le problème c’est qu’elle est trop « touche-à-tout », mais excellente nulle part. Cette montre me fait penser à une version connectée de la fameuse G-shock dont se serait logiquement inspiré Casio (c’est tout de même une sacrée référence !) mais sans parvenir à la rendre indispensable dans un domaine d’utilisation qu’on peine à cerner. Tout au long de ces deux mois de tests estivaux, je n’ai cessé de me poser la question : «  à quoi cette montre est utile ? ». Au risque d’en décevoir certains qui comptaient acquérir cette montre, je n’ai pas su trouver de réponse formelle…

S’il y a de la réussite à en retirer, cette montre n’est clairement pas compétitive dans le domaine du multisports telles que peuvent l’être les montres références de Suunto, Garmin ou Polar, pour ne citer qu’eux. Comme une pure montre de montagne, je ne ferai pas du tout confiance en son altimètre (basé sur le GPS) ni à son autonomie (je ne l’ai pas testée par grand froid !). Enfin, comme une montre passe-partout, à utiliser tous les jours, pour des activités non définies mais orientées sport, pourquoi pas. Mais il sera à chacun d’apprendre à gérer son imposante présence au poignet…

En définitive, le domaine où elle répondra le plus aux attentes de ses utilisateurs restera son hyper-connectivitée. Mais pour quel intérêt premier ? Le plaisir de l’outdoor, des grands espaces n’est-il pas a contrario de chercher à se dé-connecter pour se rapprocher sensations originelles ?

Test réalisé par Fab pour Trail Session Magazine

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Trail Session Magazine, Septembre 2017

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