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Julien Rancon du Team Adidas, un géant sur la chaussée !

Julien Rancon (1)

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Lors de la reconnaissance du Trail de la Chaussée des Géants, Ludovic Castells a eu l’honneur d’interviewer Julien Rancon du Team Adidas et parrain de la course. Retour sur un entretien sous le soleil de l’Ardèche …

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Trail Session Magazine : Bonjour Julien, merci à toi de nous consacrer un peu de temps et répondre à quelques questions pour le magazine Trail Session. Peux-tu te présenter pour les lecteurs et coureurs qui ne te connaissent pas encore ?

Julien Rancon : Bonjour je m’appelle Julien Rancon, j’ai 33 ans, je pratique la course à pied depuis un bon moment, j’en suis à ma 20ème licence d’athlétisme cette année. J’ai démarré par l’athlétisme traditionnel : un peu de cross et un peu de piste. J’ai commencé la course en montagne en 1998, et par la suite j’ai bifurqué sur le trail. À l’heure actuelle, j’alterne un peu tout car j’adore cet éclectisme qu’offre la course à pied : route, cross, trai, éventuellement piste, montagne etc…

T.S.M : J’ai lu sur ton blog que cela faisait 11 ans que tu n’avais pas pris part à des championnats de France cross. Quel est ton ressenti sur ton retour en 2014 de ces championnats ?

J.R : Je suis très content car je n’avais fait qu’un cross en 2013 et cette année j’ai fait toute la saison : départementaux, régionaux, inter et France. J’ai pris beaucoup de plaisir à courir les cross. Il est vrai que j’en étais resté en 2003  sur un championnat de France qui se déroulait à Salon de Provence sur un hippodrome très plat, très sec, sans aucune difficulté, avec peu de plaisir donc j’avais mis le cross un peu de côté. Et le fait de faire un peu plus de trail, et d’allonger les distances, j’ai ressenti le besoin de refaire des choses plus dynamiques pour le plaisir mais aussi dans l’optique d’une préparation pour la suite. Et puis le cross c’est l’école de la course à pied et le meilleur moyen d’avoir conscience de son niveau en course à pied de manière générale. En tous cas je suis très content de mon hiver.

T.S.M : Etant coach sportif tu dois avoir un planning très chargé… Comment arrives-tu à concilier tes entraînements et ta vie privée ?

J.R : Disons qu’il faut se fixer des limites et se mettre des règles. J’ai la chance d’être à mon compte et j’ai une certaine souplesse sur mes horaires, même si j’ai des contraintes par rapport aux clubs qui ont des horaires fixes d’entrainement. J’essaie de jongler entre mes entraînements, mon travail et ma vie de famille, comme quasi tout le monde dans le trail. Même si on est en « élite » on n’a pas forcément de gros aménagements horaires… c’est le cas de peu de personnes en tous cas.

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Julien Rancon (3)

Julien sur la reconnaissance du trail de La Chaussée des Géants

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T.S.M : Pratiques-tu d’autres sports en complément de la course à pied ?

J.R : Oui  j’ai la chance d’habiter Chambéry, donc je pratique le ski de fond en hiver, et l’été un peu de vélo. Tout ce qui se fait proche de chez nous, c’est beaucoup de plaisir.

T.S.M : Quel est ton plus beau chemin couru, tes joies et tes déceptions ?

J.R : il y en a beaucoup, donc c’est difficile à dire… Mais peut-être je peux évoquer des choses anodines : je me souviens d’un championnat du monde en Nouvelle-Zélande où l’on avait fait un petit footing sur la pointe de l’île du sud. C’était vraiment atypique et cela représente de bons moments dont on se rappelle. Ensuite il y a énormément de beaux sentiers : cela peut être proche de chez nous ou dans d’autres coins. De toutes façons il y a tant d’endroits magnifiques pour courir !

T.S.M : Quelle course rêverais-tu de faire ?

J.R  : Je privilégie l’aspect sportif, je ne m’attarde vraiment pas sur la médiatisation ou l’engouement de certaines courses. Cela me fatigue un peu. Moi je suis un compétiteur, donc ce qui me fait rêver ce sont les grands championnats internationaux, championnats d’Europe, du monde ou de France ou une grosse course avec un gros niveau, mais pas forcément lié à tout ce que l’on entend dans les médias.

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« Je pense que l’on est dans une discipline où il faut que cela reste simple et sain… » Julien Rancon.

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T.S.M : Aura-t-on la chance de te voir prendre un jour le départ de l’UTMB ?

J.R : Non je ne pense pas… L’UTMB n’est pas forcément une fin en soi…. Moi je ne suis pas du tout dans cette optique-là, je fais des 10 kms, je fais du cross et c’est ici que je prends du plaisir : cela peut très bien être un objectif de saison et je n’ai aucun complexe là-dessus en tous cas.

T.S.M : Quels sont tes projets courses 2014 en trail et route ?

J.R :  Route, j’ai fait le 10 kms de Cannes donc cela va se limiter à cela, même si j’ai envie d’en refaire un autre : c’est très compliqué de trouver des courses rapides donc je vais me préparer pour la saison montagne. C’est la première partie de saison qui sera un gros objectif, notamment avec les Championnats de France et j’espère enchaîner sur les Championnats d’Europe. En tout cas c’est vraiment le souhait que j’ai : cela se passe en France à GAP. J’arrive vraiment à maturité  pour cette discipline et j’ai terriblement envie de me préparer le mieux possible et de faire de bons résultats.

T.S.M : En tant que coach sportif, quels conseils aurais-tu à donner pour les personnes qui voudraient se lancer dans le monde de la course à pied ?

J.R : C’est toujours délicat de donner des conseils généraux car cela peut être valable pour certains et pas pour d’autres. Cela dépend de beaucoup de paramètres. Prendre du plaisir avant tout, cela est la première chose à faire. Faîtes ce dont vous avez le plus envie et non pas pour faire comme tel ou tel copain ou tel et tel coureur. Penser à bien vous préparer, (dans l’optique d’une compétition) et penser aussi à votre santé physique et morale en se préservant, en prenant bien soin de soi et en étant raisonnable. C’est la démesure qui est dangereuse.

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Julien Rancon et Ludovic Castells

Julien Rancon et Ludovic Castells

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T.S.M : Comment vois-tu l’évolution du trail pour les années à venir, notamment les primes ?

J.R : Je suis coureur élite et je vais être concerné à cela. Il faut être honnête, on ne va pas cracher dessus si on nous donne de l’argent… je pense que c’est humain et je pense que personne ne le refuserait ! Quant à l’évolution, il faut que cela reste dans des proportions raisonnables, sinon c’est la dérive dans tous les domaines et il ne faut pas que l’on tombe là-dedans : je pense que l’on est dans une discipline où il faut que cela reste simple et sain. À partir du moment où l’évolution est raisonnable, je pense que cela limite toutes ces dérives. Après je ne sais vraiment pas dans quels sens cela va aller… ça part un petit peu dans tous les sens, c’est en train de se structurer (comme toutes les disciplines « jeunes » ou « mode ») et cela est nécessaire. En effet, il y a des des circuits quasi identiques dans tous les sens, dans toutes les régions, et cela n’est pas très lisible pour les coureurs qui sont dans le milieu, donc imaginez pour les gens qui sont à côté ! Cela arrange un peu tout le monde, coureurs, sponsors, organisateurs, médias…. car cela disperse le niveau, multiplie l’exposition et permet à beaucoup de gens d’exister mais du côté purement sportif on ne peut pas se contenter d’un tel système. Moi je suis vraiment favorable à une harmonisation, avec une lisibilité unique sur des championnats uniques afin que cela ne se disperse pas dans tous les sens au niveau de l’élite. D’un autre coté, pour l’ensemble des coureurs, nous avons la chance d’avoir un grand nombre d’épreuves, donc cela permet de démocratiser la discipline et cela permet à chacun de trouver facilement la course qui lui convient.

T.S.M : Un grand merci à toi Julien, on se retrouve le 7 juin sur la Chaussée des Géants !

J.R : Merci à vous, à bientôt !

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 Retrouvez l’intégralité des actualités du Trail de la Chaussée des Géants ici !

Et les vidéos dédiées aussi !

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Ludovic Castells pour Trail Session Magazine, 2014.

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