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Le billet d’humeur de Mélanie ! « Les hommes de l’ombre » : hymne aux entraîneurs !

Le billet d’humeur de Mélanie ! « Les hommes de l’ombre » : hymne aux entraîneurs !

Les Entraineurs, ces hommes et ces femmes dont on parle si peu et trop peu, et qui pourtant dévouent leur passion à des athlètes qu’ils emmènent aux sommets, sans être eux-mêmes jamais mis sous le feu des projecteurs…

On est loin des sports professionnels surmédiatisés où les « entraineurs-managers » font la une de l’Equipe plusieurs fois par an.

Non, je vous parle de ces autres, méconnus du grand public, ceux dont on ne mentionne pas les noms parce que tout simplement, on ne les connait pas. Ceux qui entraînent aussi bien des références de la route, du cross et du trail français, que des anonymes du club foulant la piste trois soirs par semaine. Je vous parle de ces autres qu’on oublie lorsque la ligne d’arrivée est franchie, et qui bien souvent accompagnent leurs athlètes à la performance sans meilleure rétribution que la reconnaissance de leurs poulains. Ces autres qui font vivre l’athlétisme, le hors stade, le trail, et qui sont, comme dans bien d’autres disciplines sportives, les piliers de la formation de nos jeunes…et des moins jeunes.

Leur motivation est toute autre… Ils s’illuminent lorsque leur protégé réussit, ils tremblent lorsque ce dernier trébuche, ils s’inquiètent lorsqu’il éternue, ils le consolent quand il échoue.

Une oreille disponible, un regard avisé, un mot rassurant. Etre entraîneur est une passion de l’homme avant tout, si belle mais si ingrate !

Ils sont des centaines en France à passer leurs dimanches soirs à préparer les plans de la semaine, après avoir épluché les résultats du week-end sur le site de la Fédération d’athlétisme, des centaines encore à piétiner autour de la piste en hiver pour prendre nos chronos, ou à nous encourager au départ d’une course.

Hommes et femmes de terrain, ce sont avant tout des passionnés qui comptent rarement leurs heures. Pour certains bénévoles, pour d’autres salariés, ou encore indépendants, la rémunération est rarement à la hauteur de leur travail: « Ce n’est pas la passion qui ramène du pain sur la table ! » comme dirait l’autre…

Mais que serait une Christel Daunay sans un Cédric Thomas, un Benjamin Malaty sans Messaoud Settati, un Christophe Lemaître sans Pierre Carraz, un Thomas Lorblanchet sans Eric Lacroix, etc,

etc…. ? Pour ne parler que des plus connus… Certainement, ils resteraient Christel, Benjamin,Thomas, mais seraient-il exactement les « mêmes » ?

laurent manneveau

Le débat est ouvert, mais une chose est sûre : de la relation entre un coureur et son entraîneur, de la confiance, du travail, de l’expérience, des confidences qu’ils partagent, naît la performance !

Aujourd’hui la course à pied est en vogue, l’élite joue son rôle, le bien-être est une quête que l’on trouve dans la pratique du running, de nouvelles disciplines ne sont plus si nouvelles. Les clubs s’adaptent à ces nouvelles pratiques, en loisir ou en compétition, sur piste, sur route, en montagne, en courant, en sautant ou en marchant. L’athlétisme tel que l’a connu Alain Mimoun* n’est certainement plus le même, mais le « métier » d’entraîneur, lui, reste « notre plus vieux métier du monde » et perdure à travers les saisons.

Je dédie cet hymne à Pascal, Jean-Claude, Laurent, Alexis, François, Olivier, Christian, Jérôme, Frédéric, Marie, et tous les autres qui nous font partager au quotidien leur passion et nous permettent d’être les athlètes que nous sommes.

Texte de Mélanie Egalon
 
* Alain Mimoun, Champion olympique sur marathon aux Jeux Olympiques de 1956

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