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Michel Rabat -Team Salomon-, vers les sommets !

Michel Rabat.

Michel Rabat du Team Salomon a bien voulu répondre à une interview express, tout comme son temps pour finir 1er du Trail des Aiguilles Rouges. Et nous, on aime bien les gens comme lui, alors imaginez-le parler avec le son catalan qui chante …

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Trail Session Magazine : Michel, peux-tu te présenter pour nos lecteurs ?

Michel Rabat : J’ai 30 ans, j’habite dans les Pyrénées-Orientales à Vinça, au pied du Canigou. Je pratique la course à pied depuis mes 12 ans dans un club. Et j’ai découvert la montagne grâce à mes parents, car petit nous passions tous les week-end en montagne à randonner. Maintenant je suis en mode repos, une bonne coupure ça fait du bien pour retrouver de la motivation et faire du jus ! J’en profite pour randonner tranquille et faire du vélo.

T.S.M : Comment as-tu préparé ton entraînement pour le TAR ? Raconte-nous ta course…

M.R : Le Trail des Aiguilles Rouges était ma dernière course de la saison de montagne et cela était l’occasion de voir si j’étais capable de courir cette distance car je n’avais jamais couru plus de 42 km. Donc j’ai juste fait quelques sorties un peu plus longues que d’habitude le dimanche, et en semaine j’ai gardé du seuil en côte et de la vitesse. Je suis arrivé à Chamonix le vendredi avant le TAR ;  le samedi je suis allé repérer la fin du parcours avec mes amis Catalans qui couraient aussi ! J’aime bien quand je prends le départ d’une course connaître la fin du parcours. La nuit du samedi fut très courte, car le départ était donné à 4 h 30 ! Très bonne ambiance sur la ligne de départ, on se souhaite tous bonne chance et go c’est parti pour 50 km de bonheur et de souffrance aussi. Le départ est plutôt cool sur les 4 premiers kms de route, puis nous allumons tous les frontales pour grimper dans le sentier. Le rythme s’accélère, un groupe de 5 se forme, je suis en 3ème position derrière Jean-Yves Rey et Jérome Fournier jusqu’au Brévent, à 2 h 40 de course !
Je choisis de faire un court arrêt au ravitaillement, du coup je prends la tête de la course, et un km plus loin Guillaume Peretti me rejoint. Je suis content, j’ai encore des bonnes sensations, le paysage est magnifique et j’en profite un maximum ! Même si cela est difficile il faut rester concentré ! Puis j’essaie de lâcher Guillaume à plusieurs reprises avec des petites attaques mais il revient…nous arrivons à Argentière tous les deux : je me ravitaille mais il n’y a plus grand chose qui passe, ça commence à être dur !
Nous repartons tous les deux et je sens qu’ après 4 h 30 de course la dernière difficulté vers la Posette avec ses 1000m de D+ va être difficile … Environ à la moitié de la montée, je me sens plus ou moins mieux et j’essaye de partir ! Tout doucement je prends quelques secondes d’avance pour arriver au sommet avec 2′ d’avance sur Guillaume. Je suis fatigué mais je tente de faire une bonne descente. J’entends au loin l’animation de l’arrivée, ça fait du bien au mental, je commence à y croire, je prends mon drapeau Catalan que j’avais pris dans mon sac, je suis heureux l’arrivée est là enfin…
Mais quel bonheur de finir ma saison de montagne de cette façon ! Superbe bataille avec Guillaume : ça s’est joué à pas grand-chose ! À l’arrivée j’ai une grosse pensée pour ma copine, ma famille, mes amis qui m’ont suivi de loin et qui m’ont donné beaucoup de motivation ! Une belle épreuve de montagne comme j’aime, très bien organisée.

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T.S.M : Pour finir, ta vision actuelle du monde du Trail ?

M.R : Le monde du Trail a évolué en quelques années. Avant il n’y avait pas autant de courses et les distances étaient plus courtes. En hiver tout le monde faisait les cross puis on enchaînait avec des distances plus longues. Maintenant il n’y a plus de limite, les courses sont beaucoup plus longues, ce qui peut être un danger pour les coureurs peu expérimentés, qui enchaînent les longues distances.
Le Trail est de plus en plus médiatisé grâce aux nombreux Teams et aux sponsors ce qui est une bonne chose pour la discipline. De plus en plus de personnes se mettent au Trail. Dans mon village quand j’ai commencé à courir, peu de monde courait.  Maintenant on est une bonne trentaine, content de pouvoir partager cette belle passion que j’aime à travers nos belle montagnes Catalanes….

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TS

Jérôme Thierry pour Trail Session Magazine, 2013.

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