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TEAM KARI TRAA : Portrait de MARIE PATUREL

TEAM KARI TRAA : Portrait de MARIE PATUREL

Marie Paturel 36 ans Spécialiste de Trail court (moins de 40 km)

Entraîneur : Nicolas Martin

Team précédent : Helly Hansen

« Ex-marcheuse athlétique de haut niveau (4ème aux championnats de France Elite en 2006, 2007 et 2008 sur 20 km), je me suis convertie à la course en montagne en 2011 et j’ai trouvé sur les sentiers de nouvelles sensations qui m’ont immédiatement séduite. Journaliste indépendante spécialisée dans le trail et l’outdoor, mais intervenant également dans d’autres domaines (tourisme, économie sociale et solidaire, communication d’entreprise, prestations rédactionnelles, vidéo…), je vis à côté de Grenoble. Je suis licenciée au club Entente Athlétique Grenoble 38 depuis 20 ans. Adepte de l’entraînement croisé, je pratique d’autres disciplines sportives tout au long de l’année : randonnée en montagne, vélo de route, VTT, ski de randonnée… »

kari4Son palmarès  2015  :

2 ème du Marathon du Larzac (Festival des Templiers)

1 ère de l’Ultra Trail du Vercors en relais à 4

2 ème du Royal Raid (île Maurice)

3 ème de l’Engadin Ultraks (Suisse)

1 ère de la Virée d’Ikkiss (Ultra Trail Atlas Toubkal)

2 ème du Trail de Mirmande

Son palmarès 2014: 

2 ème des 36 km de L’Ardéchois

5 ème du Marathon des Causses (Festival des Templiers)

1 ère du Grand Duc de Chartreuse en relais

4 ème des 30K du Matterhorn Ultraks (Suisse)

1 ère de la Virée d’Ikkiss (Ultra Trail Atlas Toubkal)

1 ère du Réveil du Printemps (Laponie finlandaise)

Marie nous a fait sa présentation  du Team Kari Traa la semaine dernière. Mais, qu’en est-il de son  portrait version Trail Session  ? Laissez vous emporter dans le jeu des questions-réponses avec cette athlète ! 

Nom Prénom : Paturel Marie (ou Marie-Hélène, qui est mon prénom officiel à l’état civil, mais je préfère Marie tout court et tout le monde m’appelle comme ça !)

Date de naissance : 12/03/1980
Métier : Journaliste rédactrice indépendante
Qualité : ténacité
Défaut : manque de confiance
Rituel : aucun
Objet fétiche : aucun

Comment et quand es-tu tombée dans la marmite du run ?

MP : J’ai commencé à courir vraiment à l’âge de 15 ans avec une copine. C’était l’été et nous avons décidé de courir ensemble quasiment tous les jours. A la rentrée scolaire, nous avons pris notre licence au GUC à Grenoble. 20 ans plus tard, j’ai toujours le même numéro de licenciée FFA ! J’ai commencé par du demi-fond sur piste (1 000 m, 1 500 m, 3 000 m) et du cross. Rapidement, pour les interclubs, on m’a demandé de dépanner sur 3 000 m marche. Et là, j’ai eu une révélation : j’ai adoré ce sport mal-aimé et j’ai progressé rapidement. J’ai fait uniquement de la marche athlétique jusqu’en 2009, mais une vilaine blessure (pour les adeptes de l’anatomie et de la traumatologie sportive : syndrome des loges aux deux jambiers antérieurs) m’a coupée net dans mon humble carrière nationale. Malgré une opération, je n’ai jamais pu marcher de nouveau. J’ai vécu deux ans de galère physique. Heureusement, courir n’était pas douloureux, alors j’ai commencé à trotter sur les sentiers en 2011 et j’ai découvert de nouveaux plaisirs en pleine nature. J’étais contaminée par le virus du trail !

Une rigueur d’entraînement ? A tous les niveaux donc… physique, alimentaire…

MP : Je suis convaincue que seule la régularité à l’entraînement permet de progresser et d’atteindre ses objectifs. La performance n’est pas le fruit du hasard, mais celui du travail. Je suis donc rigoureuse et appliquée à l’entraînement, mais je ne me prends pas la tête non plus ! Je cherche avant tout à me faire plaisir et à me préserver physiquement.
D’un point de vue alimentaire, je ne respecte aucun régime contraignant. Je suis suivie par un nutritionniste du sport, mais cela n’empêche pas du tout la gourmandise. Quand j’étais marcheuse, j’ai connu des rapports difficiles à l’alimentation, alors aujourd’hui mes maîtres mots sont le plaisir et la santé, quitte à avoir quelques kilos superflus !

Ton meilleur souvenir en course ?

MP : La question est très difficile car elle signifie qu’il existe une hiérarchie dans mes souvenirs de course. Or j’ai vécu plein de courses très fortes émotionnellement et ce pour des raisons très différentes. Je retiens cependant plusieurs épreuves :
Le Matterhorn Ultraks 2014 en Suisse, parce que courir face au mythique Cervin était un bonheur pur à chaque foulée.
La Virée d’Ikkiss de l’UTAT au Maroc, parce que courir sur ces terres d’altitude rocailleuses et quasi-désertiques avait une saveur unique ; je me souviendrai longtemps de la traversée des villages où les Berbères nous applaudissaient, où les enfants couraient à nos côtés en riant et où les femmes portaient des fagots de bois tellement plus lourds que nos camelbak…
Le Marathon du Larzac 2015 (Templiers) et le Royal Raid 2015 (île Maurice) car j’y ai rencontré deux filles qui sont devenues des amies.

UTAT 26 (220)

Ton pire ?

MP : Outre certaines épreuves de course en montagne sur lesquelles j’ai énormément souffert parce que je suis assez mauvaise grimpeuse, j’ai vécu une course très éprouvante en octobre dernier au Marathon du Larzac. Même si je garde un excellent souvenir du parcours, de l’ambiance, des kilomètres partagés avec Marie Dohin et de ma 3e place, c’est la douleur qui l’emporte : je suis tombée lourdement au 15e kilomètre dans une descente. J’ai dû serrer les dents et ralentir la cadence tellement j’avais mal à mon genou éclaté et à mes mains meurtries. Ces 20 kilomètres ont ressemblé à un calvaire mais, paradoxalement, j’étais tellement heureuse d’être là que je souriais malgré tout !

Une course que tu recommanderais ?

MP : Mon coup de cœur va au Matterhorn Ultraks à Zermatt. Courir face au Cervin est un privilège et une émotion incroyable. Et l’événement est organisé avec un soin typiquement suisse !

Les courses 2016 ? un objectif ou des objectifs particuliers ?

MP : Mon premier objectif sera l’épreuve de 31 km de la Transgrancanaria le 5 mars. Puis je m’alignerai au départ des 36 km de L’Ardéchois fin avril. En mai, je courrai les 25 km du Lozère Trail et, en juin, le Défi des 3 Villards par équipe avec le team KariTraa. Je n’ai pas encore planifié toute ma saison car j’ai toujours du mal à me projeter sur des courses plus de 4 ou 5 mois à l’avance. J’aime bien fonctionner à l’envie et ne pas tout programmer en début d’année.

Tes shoes préférées ?

MP : Alors là, joker ! Les chaussures, c’est justement mon problème numéro 1. Je ne parviens pas à trouver mon modèle idéal. Du coup, je jongle entre les marques et les modèles. En ce moment, j’aime bien courir avec des Sportiva et des Hoka. Pour l’instant, je n’ai jamais trouvé de meilleure accroche tout terrain que chez Hoka. Mais je suis loin d’avoir testé toutes les marques !



Rédactrice et Interview : Carole PIPOLO

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