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Rencontre avec Juliette Blanchet du Team TrailRunning Vibram après sa 6ème place sur l’Ultra Trail du Mont-Blanc 2018 !

Rencontre avec Juliette Blanchet du Team TrailRunning Vibram après sa 6ème place sur l’Ultra Trail du Mont-Blanc 2018 !

Moins de deux semaines après sa participation sur le 170 km de l’UTMB (10 000 D+), où elle finit 6ème en 26h48, Juliette Blanchet, revient pour nous sur cette aventure.

Photo: Twitter vibram

On va commencer par dresser un rapide portrait de vous… partante ?

Nom, prénom : Blanchet, Juliette

Age : 38 ans

Profession : Chercheur en mathématique au CNRS

Domiciliée à :  Saint Martin d’Uriage (38)

Signe particulier : Ultra-traileuse

Photo: Adrien Blanchet

Juliette, votre année sportive 2018 compte, comme à votre habitude, une dizaine de grands rendez-vous, de 50 à 170 km, avec de sacrées courbes de D+. Comment mettez-vous en place votre planning d’entrainement ?

C’est sûr qu’il faut jongler avec l’agenda ! Je travaille à plein temps et caser vie sportive/vie perso est devenu toute une gymnastique. Je fais généralement des entrainements « courts » (entre 1 et 2h) la semaine, souvent entre midi et deux. J’essaie de travailler ma vitesse (si on peut employer ce terme avec moi;)) et ma capacité à courir un peu vite un peu longtemps. C’est encore mon gros point faible ! Je fais aussi au moins une sortie vélo par semaine, entre 2h et 4h avec du D+. Le week-end je fais de gros entrainements en montagne, ça peut aller jusque 2x8h à 10h. En général je pars très tôt, avant même le lever du soleil, pour rentrer autour de midi et pouvoir profiter de l’après-midi avec mon conjoint. Avant il courait avec moi, c’était plus facile à gérer. Maintenant il paraît que je cours trop longtemps ! Alors on s’adapte pour que ma passion ne nuise pas à notre vie perso.

Crédit Photo Christophe Angot Vibram.

En dehors de ce programme purement sportif, mettez-vous en place un accompagnement spécifique en matière d’alimentation et de récupération ?

Côté nutrition, je ne mets rien en place de particulier mais par goût je mange sainement. Je n’ai jamais aimé les frites, je préfère largement la ratatouille. Pareil pour les desserts, je préfère un bon fruit qu’une mousse au chocolat. Donc sans faire d’effort, j’ai déjà l’alimentation de quelqu’un qui fait attention. Ceci dit j’ai bon appétit et 1-2 kg de moins ne me feraient pas de mal !

Côté médecine, je vais chez le médecin 1 fois par an, quand il faut faire le certificat médical pour l’UTMB ! J’ai la chance d’être très peu malade et de n’être presque jamais blessée (à part en 2017 : série noire!). Je vais chez l’ostheo 1-2 fois par an mais à vrai dire je ne suis même pas sûre que ce soit indispensable. Je crois fort en l’adaptation du corps. Je m’étire 4-5 fois par semaine. Je suis raide comme un bâton et ça me fait beaucoup de bien.

Crédit Photo Christophe Angot Vibram.

D’un point de vue équipementier et logistique, comment avez-vous abordé l’UTMB ?

Etant membre du Trailrunning Team Vibram, j’ai la chance de pouvoir tester différents modèles de chaussures munis de la semelle qui va bien. Cette année pour préparer l’UTMB j’ai beaucoup utilisé les Hoka Speedgoat pour les entrainements roulants et les Tecnica Inferno Xlite 3.0 qui sont parfaites pour les sorties longues grâce à leur extrême confort. Néanmoins, cette année comme l’an dernier, pour les compétitions je préfère les North Face ultra vertical. J’aime les chaussures légères et dynamiques sans être minimalistes et elles remplissent parfaitement tous ces critères. Elles sont munies d’une semelle Vibram Megagrip qui est bluffante sur terrain humide. Elles m’ont été bien utiles cette année sur toute la partie de nuit jusque Courmayeur qui était bien humide.

Pour l’alimentation, je tourne avec des produits Hammer qui sont d’une grande qualité nutritionnelle pour le sport. Je n’ai eu aucun souci gastrique sur mes 26h de course et c’est bien la première fois que mon estomac ne fait pas des siennes à un moment !  Evidemment l’alimentation se teste à l’entrainement et sur les compétitions de préparation. L’estomac et un muscle comme les autres, il faut l’entrainer et voir ce qui lui va et ne lui va pas. On est tous différents, c’est à chacun de trouver sa solution ! Mais une chose est sûre, l’alimentation est une composante très importante sur un ultra : autant on peut faire un 40k sans manger ou presque, autant n’espérez pas finir l’UTMB si vous n’arrivez pas à vous alimenter !

Pour la gestion des ravitos, tout le monde vous dira sur je suis HYPER organisée. Je prépare des petits sachets à chaque ravito avec ce que je dois prendre sur place, ce que je dois emporter. Tout est pensé et calculé. C’est sûrement une déformation professionnelle ! 🙂

Crédit Photo Christophe Angot Vibram.

Et d’un point de vue plus psychologique, il semblerait que la présence familiale soit pour vous aussi un soutien majeur ?

Effectivement la famille est un soutien certain et une source de motivation pour moi sur les courses. Sur les compétitions importantes, c’est toujours Cyril, mon conjoint, qui m’assiste. Il me connait sur le bout des doigts et sait parfaitement gérer tous ces petits détails qui peuvent paraître anodins mais qui sont importants pour nous. Il est très calme et son calme me calme. Quand il n’est pas là, c’est Nicola du staff Vibram qui me fait l’assistance et ça marche aussi très bien. Mon frère est aussi toujours avec moi, soit en direct sur la course quand il peut (comme sur l’UTMB et le MIUT cette année), soit par SMS tout au long de la course. Alors lui il est beaucoup moins calme et beaucoup moins gérable ! 🙂 Mais sa fougue est extrêmement motivante. Il fait un très bon duo avec Cyril : le calme et l’ingérable, le chaud et le froid, le petit et le grand, le maigre et le …:) Il y a aussi parfois mes parents et mes neveux comme sur le MIUT cette année : 3 générations de Blanchet ! Avoir ma famille autour de moi, savoir qu’ils me suivent, c’est toujours une grande motivation. Un peu de stress aussi car parfois je me dis « allez, ils ne sont pas venus de loin pour que tu te fasses doubler ! » mais c’est du stress positif. Je sais qu’ils ne seront jamais déçus, ils sont là uniquement pour me soutenir, pas pour me voir gagner.

Photo AFP

En octobre vous serez présente sur le Grand Raid de la Réunion : deux fois deuxième en 2014 et 2016, comment abordez-vous cette nouvelle participation ?

La diag’ c’est une course à part ! Toute l’île vibre pour cette course, c’est incroyable une telle ferveur. On ne parle que de ça là-bas ! J’aime beaucoup cette course pour son ambiance mais aussi sa nature – tellement différente de ce qu’on a ici ! C’est une course où il faut être complet : il y a beaucoup de parties techniques, des murs à franchir, mais aussi de longues parties plus roulantes, parfois de longs km sur route. Le climat est une source de difficulté supplémentaire avec souvent une nuit fraiche et une journée étouffante. C’est une course où il faut savoir gérer et la gestion, c’est quelque chose qui me va plutôt bien. J’ai fait 2 fois 2ème mais je ne ressens pas particulièrement de pression. Elle est tellement dure cette course que je ne joue pas le classement. La finir bien, ce sera déjà une victoire ! Cette année mon conjoint sera là et avec la fouge de mon frère à l’autre bout du fil, je sais que ça va bien se passer ! 🙂

Interview réalisée par Emilie pour Trail Session Magazine

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Trail Session Magazine, Septembre 2018

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