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Romuald DEPAEPE, vainqueur de l’édition 2015 de l’Eco Trail de Paris !

Romuald DEPAEPE, vainqueur de l’édition 2015 de l’Eco Trail de Paris !

Il y a tout juste une semaine, Romuald DEPAEPE, s’imposait à l’Eco trail de Paris sur le format 50km. Trail Session revient sur la victoire du coureur Adidas.

Trail Session : «Après une belle saison 2014, (2ème au Trail de la Côte d’Opale, 1er aux Gendarmes et aux voleurs de temps), tu démarres 2015 sur les chapeaux de roues avec ton entrée dans la catégorie vétéran et un titre de champion de France de Cross par équipe avec l’ENO. Cela motive, non?»

Romuald DEPAEPE : «Oui, ça motive énormément, même si je suis toujours motivé ! J’aime courir et prendre du plaisir, c’est ça l’essentiel. Les résultats sont là et c’est cool ! En 2014, j’ai réussi de belles courses et j’espère que cette année sera tout aussi bonne, voir meilleure ! En cross, on a réussi ce que l’on espérait de mieux, c’est-à-dire être champion de France veteran par équipe : un grand moment collectif dans ce sport individuel… avec en prime une 10ème place pour moi malgré un départ désastreux … 50ème après un départ désastreux !»

TS : «Tu enchaînes avec une nette victoire sur le 50km de l’écotrail le jour de tes 40 ans. C’était ton premier objectif trail de l’année?»

R.D : «Oui, Paris sonnait cette année avec mes débuts en trail. En effet, je n’avais pu prendre part au trail de Montanay à cause d’une contracture causée bêtement en bossant dans mon jardin ! Même si l’éco Trail est décrié par de nombreuses personnes, il offre néanmoins la possibilité de parcourir de nombreux chemins et parcs jusqu’à cette arrivée unique à la Tour Eiffel. J’avais déjà remporté le 50km lors de la première édition et j’espérais donc faire aussi bien cette année. Il y avait en prime une belle opposition avec Samir Baala et un allemand qui avait gagné en 2014.»

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TS : «Comment s’est déroulée ta course?»

R.D : «J’étais assez serein en début de course, non pas par excès de confiance, mais parce que je savais que mes jambes étaient bonnes. Je suis resté tranquille pendant 8km puis j’ai commencé à tester mes adversaires. Sur les 3 premières buttes, je prenais à chaque fois quelques mètres. J’ai préféré attendre encore car sur cette course, on peut vite se ramasser. Vers le 16ème km, je savais qu’il y avait 2 côtes successives. J’ai fait l’effort à ce moment pour creuser un petit écart. Cela m’a permis de courir à mon rythme par la suite. J’ai conservé 2 min d’avance jusqu’au dernier ravitaillement. Sur la fin sur les quais, j’étais encore frais. J’ai pu ainsi maintenir une bonne vitesse et accroitre mon avance. Une victoire, qui m’a fait bien plaisir»

TS : «C’est un type de circuit que tu apprécies comme celui de la Côte d’Opale. As-tu des explications concernant cette réussite sur ce type de tracés?»

R.D : «Je viens de l’athlétisme et j’ai une bonne base de vitesse. J’aime courir sur ces parcours, car il faut être capable d’imprimer un rythme. C’est ce que j’apprécie. Malgré tout, ces parcours restent vicieux avec des côtes qui cassent un peu, ou bien des dunes si spéciales comme à la Côte d’Opale. La Côte d’Opale, c’est particulier. Je me retrouve dans un cadre magnifique et c’est aussi un lieu où je retrouve mes amis du Touquet. Je suis accueilli comme chez moi !»

TS : «La saison de cross est-elle primordiale dans ta préparation pour les Trails?»

R.D : «En hiver, avec mon entraîneur, on essaie d’oublier un peu le trail. On revient aux fondamentaux. L’axe de travail est général. On inclut de la musculation, de la vma et du renforcement. Le cross vient naturellement. J’adore cette ambiance. Comment dit-on déjà ? L’école de la vie, c’est ça ?»

TS : «Cette année, comment s’organise le team Trail ADIDAS?»

R.D : «Dans le Team, on a des coureurs sur tous les formats. C’est une chance. On se répartit naturellement sur le circuit national en fonction de nos aptitudes et de nos objectifs. A chaque fois, on est très content de partager ces moments.»

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TS : «Comment se résume une semaine d’entraînement de Romuald Depaepe?»

RD : «Rien de surnaturel. J’ai la chance d’avoir un entraîneur qui me connaît bien et qui est à mon écoute. C’est important. En moyenne, je cours 6 fois par semaine. Généralement, 2 séances de qualité et une séance plus axé spé trail à partir de mars, en fonction de la course à préparer. Le reste du temps, c’est du footing et de l’active. J’y ajoute 1 ou 2 séances de musculation par semaine et pas mal de gainage. Quand j’ai un peu de temps, j’ajoute une sortie vélo. C’est un besoin pour moi de faire du sport, mais je ne m’entraîne jamais comme un malade au niveau de l’intensité. Il est important de ne pas négliger la récupération. Toutes ces séances, je les fais souvent seul, sauf quand j’arrive à choper un copain !»

TS : «Quels sont tes prochains objectifs ? Uniquement du trail ?»

R.D : «Mon programme est quasiment clos pour l’année. L’urban Trail de Lyon en avril puis sûrement les Gendarmes et les voleurs de temps en mai. Puis ce sera le trail de Sancerre et et sur la Trace des loups. J’envisage aussi l’OCC puis les France de trail aux Sancy. En fin de saison, la course des Templiers sera l’objectif incontournable.

Après, en fonction de la forme, il peut y avoir une ou 2 courses en plus. J’aime aussi courir près de chez moi comme la Champ Aisne qui passe devant la maison !»

Propos recueillis par Xavier Boulanger.

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