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Stéphane RICARD : 8ème participation aux mondiaux de raquettes en 2019!

Stéphane RICARD : 8ème participation aux mondiaux de raquettes en 2019!

Stéphane RICARD, triple champion du monde de raquettes, va participer à ses 8èmes mondiaux de raquettes début janvier qui serviront de tremplin pour sa saison Trail et Course sur route.

Le gapençais continue de se positionner parmi les premiers rôles dans cette discipline qu’il affectionne depuis plusieurs saisons maintenant.

Comme il le dit si bien :

« De plus en plus d’athlètes pratiquent ce sport. Il y a un mélange de disciplines entre les coureurs en montagne, les coureurs sur route, les traileurs et les triathlètes. Le niveau ne cesse de s’accroître. Le palmarès des coureurs sur le podium cette année l’atteste. C’est un moyen très efficace de travailler la puissance musculaire dans des paysages fabuleux, une préparation idéale pour la saison de trail ».

Interview réalisée par Trail Session le 16 Novembre

Bonjour Stéphane,

Tout d’abord un grand bravo pour cette 8ème participation aux mondiaux de raquettes. Merci de te prêter à cette interview à quelques semaines de ta course et donc, on imagine bien, en pleine préparation. Grâce à tes performances depuis maintenant quelques années, tu as permis de médiatiser un sport peut-être peu connu de la plupart des sportifs « amateurs ».

Prêt maintenant à te livrer à nos questions dont les réponses vont sans nul doute intéresser fortement nos lecteurs ?

1 – Explique-nous en quelques mots, comment t’est venue cette passion pour la course en raquettes ?

Habitant à la montagne, je recherchais une discipline qui se rapproche de la course à pied. La raquette me permet de courir en toute sécurité l’hiver dans mon département. Qu’il neige et même si le verglas est abondant, je peux effectuer de bonnes séances raquettes aux pieds. Rapidement, j’ai vu que ma foulée se mariait bien avec ce sport. Cette pratique permet de casser aussi la routine de la course à pied. Un copain pratiquait en compétition. Je l’ai accompagné sur une course. Depuis, c’est une véritable passion.

2 – Qu’est ce qui continue à te motiver et te faire courir après autant de victoires et de participation à ces mondiaux ?

Ce qui me motive c’est la passion de la course à pied et de la montagne. Le dépassement de soi est le plus important. J’ai évolué dans mon approche de la compétition. Grâce aux autres, on peut se sublimer et aller chercher des sphères mentales que l’on ne soupçonnaient pas. Il faut être en harmonie avec soi-même et arrêter de se comparer aux autres. C’est ma façon de voir les choses.

3 – Comment articules-tu tes entraînements pour être si performant ?

J’ai la chance d’avoir de bonnes vacances avec mon métier d’enseignant. Ceci dit, l’organisation reste capitale pour pouvoir enchaîner les heures d’entraînement. C’est un mode de vie. J’aime varier les entraînements, les disciplines et les distances.

4 – Comment fais-tu pour coupler ton travail quotidien (il m’a semblé comprendre que tu étais professeur des écoles), la vie de famille et tes entraînements ?

Tout est une question d’organisation et d’envie. Le temps, il est là. Il faut ensuite choisir ses priorités. Entendre : « je n’ai pas le temps », ça ne veut rien dire. Je préfère entendre : « je n’ai pas pris le temps… ».  Après je ne suis pas quelqu’un qui s’entraîne beaucoup. Je privilégie la qualité à la quantité.

5 – La course en raquettes est un sport très explosif, aussi pourrais-tu nous dire comment s’articule ta préparation physique et nutritive ? T’inspires-tu d’une préparation d’un autre sport d’hiver ou as-tu une méthode propre à toi ?

La compétition en raquettes est très variable suivant les saisons. Tout dépend les conditions de neige. Si le tracé est plat avec peu de neige, cela ressemble à un cross. Si la neige est tombée en abondance, cela peut vite devenir un chantier. Et là, c’est un mélange de cross, de course en montagne, de trail. La musculation est donc capitale. J’alterne donc des séances de vitesse (type cross) et de la puissance avec de la musculation, du ski de fond et du ski de rando. L’association des deux paramètres (vitesse et puissance) me convient bien. J’essaie aussi de manger sans gluten quand je le peux avec Biorevola.

6 – De quelle façon tes entraînements pour la course en raquettes te servent pour ta saison Trail ?

Quand on enlève les raquettes, on vole !! Souvent, je découvre aussi la montagne autrement l’hiver. Je m’entraîne beaucoup sur les hauteurs de la station d’Ancelle et le plateau de Gap Bayard. Du coup, je me régale car on est seul face à la nature. On se reconnecte ! C’est essentiel. On a gagné en puissance et ça c’est top !

7 – Malgré tes performances depuis presque 10 ans, est-ce que la recherche de sponsor reste compliquée dans un sport qui est malgré tout moins médiatisé que d’autres sports d’hiver ?

Il est évident que cette discipline est très peu médiatisée. Grâce à quelques reportages à la TV, j’ai pu mettre en avant ce beau sport. Malheureusement, les trails blancs ont pris le dessus sur la raquette. En Italie, il y a des courses où vous avez 5000 personnes au départ avec des raquettes aux pieds. C’est une institution.

8 – Est-ce que tu as déjà prévu le moment où tu arrêterais la course en raquettes pour te focaliser uniquement sur les trails ou souhaites-tu garder cette polyvalence le plus longtemps possible?

Comme je vous l’ai dit, j’aime varier les pratiques pour ne pas tomber dans la routine.  C’est un bon complément qui me permet d’être dans un environnement que j’apprécie toute l’année. Donc cette polyvalence me plaît énormément.

9 – A l’instar de sportifs dans d’autres disciplines qui ont dû stopper leurs carrières à cause d’une blessure importante, crains-tu toi aussi un jour de vivre ce même crève-cœur et si c’était le cas as-tu une autre passion qui pourrait prendre la place de ce couple « Courses Raquettes / Running » et te motiver de la même façon ?

Je mets en place des choses pour éviter les blessures mais effectivement cela peut arriver. J’ai découvert la Cryotérapie, c’est le top ! Je pense aussi que si on écoute son corps et qu’on le respecte en prenant bien le temps de récupérer entre les compétitions, il n’y a pas de problème. Effectivement, si on enchaîne tous les week-ends des trails (ce qui est traumatisant), la suite va être compliquée.

10 – Comment vois-tu l’évolution de ce sport dans les années à venir ? Y a-t-il encore beaucoup à faire et comment comptes-tu aider quand tu auras pris ta retraite (si tu te poses déjà la question évidemment) ?

Cela passe par les institutions. Il faut que la fédération française de montagne et escalade relance cette discipline. Je croise de nombreuses personnes qui aimeraient essayer et pratiquer. Nous avons d’ailleurs créer un club ici dans les Hautes-Alpes. Il se nomme « Snowshoes 05».

Interview réalisée par Sébastien REMOND

 

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Trail Session Magazine, Novembre 2018

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