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Syndrome de l’Essuie-Glace / TFL : Comment sortir de cette Galère ?!

Syndrome de l’Essuie-Glace / TFL : Comment sortir de cette Galère ?!

Dans ce dossier, un kinésihérapeute du sport et intervenant dans des équipes nationales, revient pour Trail-Session sur un des maux du coureur : le Syndrome de l’Essuie-Glace ou plus communément appelé TFL !

Crédit Vidéo YouTube : RFI

Dr Jean-Marc Sène, médecin du sport et de l’équipe de France de judo explique ce qu’est le syndrome de l’essuie-glace : une douleur au genou et comment faire pour le soulager.
lien de l’émission : http://www.rfi.fr/emission/20170301-reeducation-apres-accident

Trail Session: « Qu’appelle t’on communément le syndrome de l’essuie-glace ? »

Damien Salducci (Kiné du Sport Interviewé): « Le muscle tenseur du fascia lata (ou TFL) s’insère en proximal au niveau de l’os iliaque qui se situe sur «  la partie externe de la région fessière » et se prolonge en bas par le fascia lata , véritable bande fibreuse.

 Le syndrome de l’essuie-glace est une inflammation de la partie distale du fascia lata (appelée aussi bandelette ilio tibiale) due à son frottement sur le condyle externe du fémur lors des mouvements de flexion/extension du genou. Il peut s’aggraver en bursite : inflammation de la bourse séreuse entre le fascia lata et le condyle externe. »

TS: « Est-ce un mal fréquemment rencontré chez le coureur de fond ou de trail et est-ce spécifique à ce sport ? »

DS: « Non, C’est un mal rencontré principalement chez les coureurs de fond, de trail, mais aussi chez les cyclistes et les sports à « courses longues » comme le football. »

TS : « Quels sont les symptômes et quelles peuvent en être les causes. »

DS: « Les symptômes sont en général l’apparition de douleurs sur la face externe du genou lors d’une course. Généralement la douleur intervient toujours au bout de la même distance et nécessite l’arrêt de l’effort.

En revanche, cette pathologie est asymptomatique au repos , à la marche ou lors de la pratique de sports à courses irrégulières comme le badminton, le basket…).

Dans un premier temps, comme pour toutes les tendinopathies dans le sport, 3 causes sont identifiables :

  1. l’augmentation rapide du volume d’entrainement
  2. le changement de matériel ou de surface
  3. l’utilisation de matériel usé

De manière plus spécifique le syndrome de l’essuie-glace est généralement causé par des problèmes d’appui : défaut d’alignement hanche-genou-cheville entraînant une rotation tibiale interne associée à une  pronation du pied. Ceci combiné à un manque d’extensibilité musculaire au niveau des membres inférieurs qui entraîne une augmentation des contraintes en compression du fascia lata sur le condyle externe du fémur. »

TS: « La répétition de fractionnés en côtes semble augmenter le facteur risque. Tu peux nous dire un peu plus ? Qu’est ce qui fait qu’en côtes on est plus fragile que sur du plat. »

DS: « En côte tu augmentes les amplitudes (donc l’effet essuie-glace) et la contraction musculaire donc les contraintes. »

TS: « Un arrêt complet pour une période limitée peut-il suffire en traitement ou faut-il consulter dès les 1ers symptômes ? »

DS: « Un arrêt complet , ne suffit pas en traitement . Même si souvent la douleur est difficile à reproduire au repos, une consultation chez un médecin du sport est nécessaire rapidement pour effectuer des examens (notamment une échographie) et identifier les causes. »

TS: « Comment se soigne cette pathologie. En cas de récurrence, une opération chirurgicale est-elle nécessaire ? »

DS: « Le traitement nécessite des étirements, du «décordage» du fascia latta, de la physiothérapie et de la cryothérapie. Un travail d’alignement et de modification de la foulée s’avère également nécessaire.

On peut aussi prescrire des anti-inflammatoires et de la mésothérapie, voir une ou deux infiltrations qui peuvent être nécessaires.

Toutefois, une consultation chez un podologue du sport est quasi indispensable.

La chirurgie n’est donc un recours que très rare. »

TS: « Peut-on prévenir ce type de blessure et comment (augmentation graduelle du volume, port de semelle…) ? »

DS: « Comme je le disais; la prévention consiste à faire contrôler sa foulée par un podologue ou un kinésithérapeute du sport et également d’ éviter les changements trop brusques de matériel et de volume d’entrainement. »

TS: « La pratique d’un sport de complément tel que le vélo (route ou VTT) peut-il être un facteur déclencheur ? »

DS: « Effectivement, la pratique de tous sports favorisant le syndrome est effectivement un facteur déclencheur. »

TS: « Au minimum, quelle est la durée de traitement de cette inflammation. Un arrêt complet de toute activité sportive durant le traitement est-elle obligatoire. »

DS: « Il faut compter de 2 à 3 mois minimum pour arriver à la guérison et l’arrêt complet de la pratique ayant amené l’inflammation est obligatoire.

Cependant la pratique de sports « dérivatifs » et asymptomatiques est autorisée (natation , sports à courses irrégulières…).

On peut même imaginer la pratique de course à pied rapide sur surface plate entraînant pas de grosses  répétitions de flexion/extensions de genoux. »

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16 comments

  • Beaucoup d’idées reçues dans cet article.
    Pour faire rapide :
    Le syndrome de l’essuie glace n’est pas la conséquence d’un frottement la preuve en est, on le trouve chez des patients ayant les genoux normo axés ainsi que ceux ayant des genu valgum. De ce fait la théorie du frottement ne tient pas sinon on ne le verrai que chez des patients ayant des genu varum.
    Ce syndrome est par contre lié à une instabilité podale, une instabilité interne, de ce fait le traitement podal de cette instabilité interne à une action immédiate sur la douleur sans arrêt du sport et l’usage d’anti inflammatoires , ce que j’observe en cabinet sur 100 % des patients qui présentent cette pathologie.

    Stephane Flotte de Pouzols
    Podologue-Posturologue

    Reply
    • Bonjour Stephane,
      ca fait 3 ans que je souffre de ce symptome et personne n’a su m’aider jusqu’ici.
      Je pense en effet que mon problème est méchanique, problème d’instabilité.
      La douleure ne se situe plus au genou mais au niveau de a hanche.
      Je suis malheureusement très loin de chez toi mais pourrais-tu me donner quelques conseils?
      Merci d’avance.
      Christophe

      Reply
    • je vous félicite donc car vous êtes le seul podologue ayant 100% de resultats positifs sur une pathologie. Soyons juste serieux, le syndrome de l’essui glace n’est pas du dans 100% des cas à une instailité podale . Comme toute pathologie il demande un bilan bien détaillé et un traitement bien adapté . Cet article ne donne que des indications et des orientations…

      Reply
      • Bien d’accord avec Damien! OK, l’article est très réducteur mais ça l’est encore plus de dire que ce syndrome est uniquement dû à un problème podo… Surtout que des personnes ayant beaucoup de troubles morpho n’ont aucune patho lors de la course à pied! Jetez un œil du côté de la clinique du coureur : avec une adaptation de la foulée/des chaussures/une mise à la course à pied progressive +++, tout le monde « pourrait » courir sans douleur, la podologie n’ayant donc un intérêt que très discuté…

        Reply
        • Bonjour

          Sauf que le pied n’a pas qu’un rôle dynamique dans la course comme dans la marche et même la station debout.
          C’est aussi et avant tout un organe proprioceptif régulant la posture globale du corps comme la position des yeux et même l’état émotionnel par l’intermédiaire dela sécrétion d’adrénaline via les glandes surrenales.
          Lorsque je parle d’un problème podal je par d’un problème de cet organe qui s’avère être beaucoup plus complexe que l’on peut le croire.
          Toute patho antérieure, le chaussage, les traumas neuroméningés directs ou non peuvent in fine entraîner des adaptations posturales à départ podal se traduisant par une partho telle que ce syndrome.
          D’ailleurs si on appelle cela un syndrome c’est bel et bien qu’il est la conséquence et non la cause du problème.

          Reply
  • Bonjour,
    J’ai été dans le même cas que beaucoup de coureurs : TFL très avancée avec impossibilité de courir, périodes d’arrêt, consultations, étirements, récidives successives…
    Jusqu’au jour où j’ai compris, que tout venait de l’épaisseur de la semelle des chaussures du running, en particulier CELLE SOUS LE TALON : celle qui fait qu’on atterrit sur le talon, soit une foulée à l’opposé de la foulée naturelle (atterrissage medio-pied, soit pied à plat)…
    L’atterrissage talon est en général accompagné d’une jambe trop tendue, et donc d’un fascia-latta qui se trouve dans une position qui va accentuer le fameux frottement et donc à terme la terrible tendinite (TFL, ou « essuie-glace »)… ainsi que à mon avis d’autres tendinites du genou (rotulienne, patte d’oie…).
    Depuis que je suis passé à des chaussures à TENDANCE minimaliste (mais PAS minimalistes, nuance !) : et bien plus aucune douleur… et ça fait maintenant 4 ans que ça dure… vitesse sur piste, sorties longues, seuil, compétitions toute l’année (route, trail, de 5 à 25km en général…).
    Lorsque la chaussure n’a plus un gros amorti sous le talon, on atterrit medio-pied NATURELLEMENT, et là les genoux sont comme « libérés » au moment du contact au sol, notamment je pense du fait que dans cette foulée, la jambe n’est plus « tendue » mais légèrement pliée lorsque le pied vient toucher le sol…
    D’après mon expérience, je recommanderais des hauteurs de semelle sous talon n’excédant pas 15 à 18mm, avec un drop pas trop prononcé (4-5mm maxi je dirais…).
    Par exemple chez Inov-8, les road x-lite 155 (route) ou x-talon 190 (trail) sont très réussies…
    La Skechers Go Run 3 est aussi excellente avec une forme de semelle « particulière » qui empêche quasiment le pied de talonner… (semelle biseautée volontairement par la marque sur sa partie arrière pour arriver à ce résultat, c’est vrai sur les go run 1, 2 et 3, mais moins à partir de la 4, dommage…). Portée sans la semelle interne, c’est bien plus flagrant qu’avec (ce modèle étant prévu pour être porté sans la semelle de propreté pour se rapprocher un peu plus de la foulée naturelle).
    Avec ces modèles on conserve donc de la protection et un minimum de confort, mais tout en ayant une foulée très proche de la foulée naturelle.
    Pour les sceptiques (ils sont nombreux, des années de matraquage publicitaire sur l’amortit ne s’efface pas comme ça…) : pour vous convaincre de mon argument, portez une chaussure à gros amorti (95% des modèles vendus) à un pied, et restez pied nu sur l’autre pied, et allez courir (dans votre salon par exemple)… et là vous prendrez conscience de l’influence de la semelle épaisse sur votre manière de poser le pied en courant… Ça dérègle COMPLÈTEMENT la bio-mécanique de la foulée naturelle de course… Pour moi, il s’agit ici d’une véritable catastrophe mercantilo-médico-sportive…

    Reply
    • Tout à fait d’accord, tout ce qui perturbe le bon fonctionnement du pied et surtout qui empêche son intégration sensorielle est délétère et à l’origine de nombreuses pathologies.
      1 cm de mousse sous les pieds entraîne les mêmes désordres d’equilibration qu’une anesthésie plantaire.

      Reply
    • D’accord avec toi.
      Mon dada moi c’est adidas, je n’ai jamais aussi bien couru qu’avec mes Adidas Takumi.
      Je les ai depuis 2ans (ce n’est pas conseillé je sais) mais elles me font moins mal que les dernières que j’ai achetées toujours chez adidas mais avec une semelle bien plus epaisse au niveau du talon.
      Donc je te rejoins sur ce point du point de vue de mon expérience.
      Ensuite, chacun est différent, donc je pense que certains reussiront a avoir mal en pliant le genou alors que lorsqu’il est tendu ils ne souffriront pas.

      Chacun doit trouver sa foulée avec le type de chaussures qui lui convient.

      Reply
  • Merci pour ces bons conseils li est vrai

    que des chaussures peuvent faire plus de mal que de bien à nos articulations qui sont si souvent sollicitées dans ce sport je vais suivre vos conseils je cherche une foulee médio pied car pour l’instant j’attaque trop avec les talons et ces chaussures à tendance minimaliste vont m’y aider

    Reply
    • Tout à fait d’accord, tout ce qui perturbe le bon fonctionnement du pied et surtout qui empêche son intégration sensorielle est délétère et à l’origine de nombreuses pathologies.
      1 cm de mousse sous les pieds entraîne les mêmes désordres d’equilibration qu’une anesthésie plantaire.

      Reply
  • Je ne connaissais pas ce symptôme, merci pour l’article, moi c’est l’inverse il m’est arrivé d’avoir mal sur la partie interne latéral du genou : celle face à l’autre genou, où les genoux peuvent se toucher. Ce serait quoi dans ce cas ?

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