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Evénement à Millau : Exposition  » les crosseux » by Gilles Bertrand

Evénement à Millau : Exposition  » les crosseux » by Gilles Bertrand

Voici une bien belle et originale exposition qui se déroule du 1er Octobre, jusqu’au 31 Décembre à Millau. Gilles Bertrand, photo-journaliste sportif n’en est pas à son premier essai. Après plusieurs ouvrages, il nous propose sa dernière exposition sur « les crosseux » à la manufacture Causse Gantier de Millau (…)

« IL SUFFIRAIT DE PRESQUE RIEN »

Le lieu sent le cuir, le chaud, le bois. La lumière filtre, s’enfuie, ricoche. Des pas feutrés, des murmures, des respirations. Dans les entres portes, des hommes, des femmes, courbés sur l’atelier, dans le silence, dans l’inspiration, dans le touché du cuir, de la peau, souple et soyeuse. Dans l’amour du bel ouvrage.

C’est dans ce lieu unique, épicentre d’un savoir, d’une culture, d’une histoire que seront exposées 50 photographies tirées du livre « Les crosseux, il suffirait de presque rien ».

Cet ouvrage publié en mars 2017 est le fruit d’un long travail de terrain réalisé lors de ces 12 dernières années, par le photographe Gilles Bertrand, pour capter l’énergie d’une discipline sportive hivernale qui est l’essence même de la course à pied.

« Les crosseux, il suffirait de presque rien », c’est donc le nom choisi comme titre pour ce livre collector traduisant l’engagement, la passion, l’effort, la joie et les souffrances. Il sent la boue, il sent la sueur, il sent l’hiver. C’est un livre tactile, de sensations, d’émotions.

Dans l’éditorial du livre, l’auteur donne le ton en écrivant : « le cross, c’est une fantasia, une polka. Le vent s’en mêle, les corps s’emmêlent, les esprits sont pêle-mêle ».

Dans ce même texte de présentation, Gilles Bertrand souligne à propos de ce brassage unique : « ils sont toujours dans la communion, dans la procession…c’est fragile comme un fil de givre ».

Avec 50 tirages en noir et blanc, cette exposition est le reflet de cet engagement. Dans cette galerie installée à l’étage de la Manufacture Causse Gantier, c’est également le rendez vous unique d’un artisan de la photo avec des artistes du cuir. C’est le partage d’une passion pour la patience, le regard, les nuances, du geste maintes fois répété, affirmé, de la mise en forme d’une histoire en prenant le temps précieux de « faire », du « savoir faire ».

Gilles Bertrand, l’auteur

Gilles Bertrand, conduit depuis plus de 20 ans, un travail photographique pour capter la sensibilité et l’émotion du sport.
Photo-journaliste, il est l’auteur de nombreux ouvrages qui ont fait référence dans le monde de l’édition du livre sportif.

« Kenya, les coureurs du siècle », « Jamaica, l’art du sprint » et « Sport en Chine » ont ainsi été primés au Sportel de Monaco. «Les Crosseux» est ainsi son 8ème ouvrage.

Aujourd’hui, il se consacre à la photo sociétale. Il conduit actuellement un travail photographique en banlieue sud de Paris sur la vie en bord de Seine

Il est également organisateur d’évènements internationaux dont les Templiers, l’épreuve qui a donné naissance au trail en France. Très impliqué dans le monde du trail running, il publie en 2015 « Trail’Origin » un ouvrage consacré à la culture trail aux Etats Unis.

Ses expositions :

. Harlem, un jour de marathon : La Rochelle .1995
. Kenya, les coureurs du siècle : Séville (Espagne) . 1997
. Jamaïca, l’art du sprint : Paris (Stade de France) . 2003
. Les Crosseux, il suffirait de presque rien : Millau (Manufacture Causse Gantier) . 2017

La manufacture Causse Gantier, l’hôte de cette exposition : Un lieux unique et chargé d’histoire.

Fondée en 1892, l’histoire de la maison Causse s’inscrit parmi les grandes manufactures de gants de Millau, haut lieu historique de fabrication de la peau et du gant.

Depuis toujours, la Maison Causse a affirmé un goût certain pour l’inventivité et l’excellence en travaillant des peausseries nobles, souples et fines, rigoureusement sélectionnées pour donner aux gants une qualité d’exception.

Dans les mains des artisans, il faudra pour certains modèles plus de cent opérations pour que, la peau se transforme : mettre en passe, mettre à l’humide, tirer, dépecer, étavillonner, couper ; et encore marquer, fendre, raffiler, garnir ; faire les fantaisies ; et puis coudre sur les machines sellier ou bien à la main ; et aussi contrôler, dresser, appairer …

Chacun répète à l’infini ses tours de mains, délicats procédés, savoirs et techniques virtuoses appris au sein même des ateliers de génération en génération. L’oeil avisé, le sens du toucher hors pair, il aura fallu plusieurs années pour acquérir le geste juste.

Certains outils modestes mais précieux, datant de la création en 1892, sont toujours utilisés pour la confection d’une paire de gants: pour le coupeur, ciseau, règle en buis ou « pied de Charlemagne », couteau « à déborder » sans tranchant; pour la couturière, les machines à coudre et les fuseaux qu’on utilisait déjà au début du siècle.

C’est toujours le geste de l’homme qui dirige et assure le « bel ouvrage ».

L’ EXPOSITION

Du 1er octobre au 31 décembre
Galerie – Manufacture Causse Gantier
5 Boulevard des Gantières – 12100 Millau – Contact : 05 65 60 03 05

3 questions à…l’auteur

. Les Crosseux, on peut chercher dans le dictionnaire, ce mot n’existe pas. Pourquoi ne pas avoir utilisé tout simplement le mot crossman.

C’est uniquement pour la sonorité du mot. Il me semblait qu’il collait bien à l’image du cross, pour jouer avec les mots, pour les associer, comme boueux – crosseux. Ce mot me fait penser à de vieux métiers d’autrefois, un côté passéiste. Il y a de la rugosité, du caractère, du manuel, de la sueur, de l’ardeur dans ces deux syllabes.

. Il s’agit de votre second ouvrage consacré au cross après Champs de Cross publié en 2005. Comment expliquez-vous cet attachement à cette discipline ?

J’aime la discipline par son côté spartiate, dépouillé, fort peu commercial, par son côté très athlétique, très combatif. Dans le cross même à niveau régional il existe une très forte tension palpable chez l’athlète. A l’arrivée, à l’inverse, c’est une forme d’abandon que l’on peut capter. Des corps, des visages en souffrance qui portent la trace d’une vraie lutte avec les autres, avec les éléments. Mais l’aspect le plus intéressant pour un photographe, c’est le champ de cross, c’est l’espace, c’est situer le ou les coureurs dans cet élément naturel. En prenant du recul, au grand angle pour composer son image avec la forêt, de grands près, des barres d’immeubles, un château, de grands arbres dépouillés qui offrent de belles signatures, ou bien encore en jouant avec les courbes des hippodromes. C’est à mon sens la discipline de l’athlétisme, la plus riche, la plus variée dans les lieux, dans les situations à photographier, dans les émotions à saisir.

. Comment expliquez-vous l’installation d’une telle exposition dans un tel lieu ?

C’est l’histoire d’une rencontre avec un lieu qui sent le cuir, le bois, la matière. Ici, comme en photo, il y a une lumière qui filtre, elle s’enfuie, elle ricoche. Mais c’est surtout l’épicentre d’un savoir, d’une culture, d’une histoire. C’est certes très éloigné de l’univers que je propose dans cette exposition mais il y a des points de convergence. Dans ces photos, il y a du tactile, des sensations, des odeurs perceptibles. Ces photos sont également le reflet d’un engagement. Comme ici dans cette Manufacture. Tout est question de patience, de regards, de nuances pour la mise en forme d’une histoire en prenant le temps précieux de « faire », du « savoir faire ».

LES CROSSEUX
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Contact : gilles.bertrand@eldorun.com – Tél : 06 07 40 05 06

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Trail Session Magazine, Novembre 2017

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